dimanche 17 avril 2011

Petit Lexique dramaesque: le Chaebol

Les Chaebols pullulent dans les dramas. Dans la vraie vie, ils ne courent pourtant pas les rues. Car on désigne ainsi par extension les membres des familles propriétaires/actionnaires majoritaires des grands groupes coréens. Parmi les Chaebols les plus célèbres : Samsung, Hyundai, ou encore LG. Alors, pourquoi cette invasion de chaebols ?

Si la - mais beaucoup plus souvent le - chaebol est un tel incontournable dans les dramas, c'est qu'il facilite grandement la vie des scénaristes :

1/ Le/la Chaebol est riche et porte donc les dernières fringues à la mode et non un vieux jean t-shirt. Il fréquente des restaurants classes et des lieux sélects. Sa façon d'accepter de s’encanailler ou non permettra de dire si c'est un "bon" ou un "mauvais" chaebol. La fille "bitchy"/ Le garçon hautain fera la gueule devant un restaurant de rue, mais petit à petit son coeur s'ouvrira et elle/il verra ce qu'il y a de sain et de naturel (j'exagère à peine) à manger des oreilles de porc avec du soju (miam).



Princesse Lulu, l'héroïne qui ne connaît rien (mais alors vraiment rien) à la vraie vie.




2/ Le/la Chaebol ne travaille pas, ou a un tel job de malade, avec plein de gens à ses ordres, qu'il peut aller où il veut, faire ce qu'il lui plaît, même en milieu de journée et donc.... rejoindre l'heroïne/le héros qui a un VRAI job et pas beaucoup de temps à perdre à séduire l'élu-e de leur coeur.


Kim Joo Won de Secret Garden ne bosse que deux jours par semaine dans son magasin (comme c'est pratique) et passe son temps à aller embêter Gil Ra Im à son école de cascadeurs.


3/ Le/la Chaebol est une merveilleuse machine à ressorts scénaristiques : la nécessité de dépasser les préjugés de classe sociale et surtout, oh surtout, de faire plier une famille forcément hostile à sa future moitié pauvre mais méritante.


Les parents de Ah Da-Mo (Gisaeng Story) lui font enchaîner les rendez-vous avec des filles de son "milieu" sans savoir qu'il sort avec Dan Sa Ran


Parce que malgré tout le Chaebol sur-utilisé commence à être dépassé dans les dramas de 16 épisodes qui se veulent plus modernes, on voit apparaître une sous-catégorie de Chaebol : ils viennent de milieux sociaux aisés mais moins "je jette mon argent par les fenêtres".

Aussi, qu'on se rassure, ils restent président/directeur/médecins et surtout permettent de garder les avantages 1 et 2 et dans une moindre mesure le numéro 3.


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